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S’inspirer de la théorie du donut, une idée pour construire son projet associatif

Imaginée par l’économiste anglaise Kate Raworth, la Théorie du Donut est un modèle d’économie circulaire dans lequel sont pris en compte les limites de la planète et le minimum social.

Depuis 2020, la ville d’Amsterdam a décidé de s’en inspirer pour son plan de relance à la sortie du confinement. Bruxelles, Copenhague, ou encore Portland ont récemment suivi le pas. Les acteurs de l’économie sociale et solidaire peuvent également se saisir de cet outils pour travailler leur projet coopératif ou associatif.

La vidéo et le schémas ci-dessous résument la théorie.

Schéma représentant la théorie du donut de Kate Raworth

Les acteurs de l’économie sociale et solidaire peuvent également s’inspirer de cette théorie pour construire leur projet associatif ou coopératif. Ce schéma par exemple servir de fil conducteur pour identifier et réfléchir les enjeux sociaux, sociétaux et écologiques à prendre en compte pour construire son plan d’action. Il peut ainsi servir de support de réflexion lors d’un séminaire collaboratif.

Égalité femmes-hommes : l’économie sociale et solidaire peut mieux faire

ESSentiELLES, un livret de bonnes pratiques pour favoriser l’égalité femmes – hommes

Avec 17% d’écart de salaire entre les hommes et les femmes, 69 % de femmes mais seulement 39% sur les postes de Présidentes, l’Économie sociale et solidaire a encore du chemin à faire pour atteindre la parité. Toutes les initiatives sont donc bonne à prendre.

Un livret a justement été publié par l’Etat pour accompagner les structures d’ESS dans leur réflexion sur la parité et sur l’égalité entre les femmes et les hommes. Il propose un aperçu de la situation dans le secteur de l’économie sociale et solidaire, propose des questions à se poser et donne des conseils pour améliorer les pratiques (recrutement, sensibilisation, suivi, formation..).

A lire donc… et à mettre en œuvre aussi

Télécharger le livret

Organiser son assemblée générale en distanciel

Ces temps de crises sanitaires nous obligent à nous adapter, revoir notre organisation et nos pratiques, c’est le cas de nombre de situations dont l’organisation de l’assemblée générale est un bon exemple.

L’assemblée générale est chaque année, le temps où l’on fait le bilan et l’on réfléchit collectivement l’avenir. Habituellement, on partage les informations, on demande ou l’on rend des comptes, on croise les points de vue et les analyses, on débat et on vote. Souvent les participants prennent plaisir à conclure ce moment en refaisant le monde autour d’un verre.

L’obligation de se tenir à distance les uns des autres amène donc nombre d’associations et de coopératives à se réunir en distanciel, c’est-à-dire chacun des participants posté derrière un ordinateur. Se pose alors pour les organisateurs nombre de questions qu’il nécessite d’anticiper : quel logiciel de visioconférence choisir ? comment débattre à distance ? signifier que l’on veut prendre la parole ? quelles règles définir pour rendre la visioconférence digeste ? Comment suivre les échanges quand on n’a pas d’ordinateur ou de réseau ? comment voter à distance en assurant l’anonymat des réponses ? prendre en compte les pouvoirs…

Solidatech à rédiger un guide qui répond à ces questions. Il est téléchargeable gratuitement sur leur site.

Vous y découvrirez que vous pouvez suivre une visioconférence sur jitsy en composant un numéro de téléphone, que le logiciel gratuit balotilo permet de voter anonymement à distance, qu’il est conseillé de privilégier des séquences de 7 minutes maximum et que le simple fait d’alterner les orateurs dynamise une présentation.

Cette dernière préconisation vaut aussi pour les réunions en présentiel. Il en va de même pour certaines des pratiques testées en 2020. Ainsi, il conviendra de faire le bilan de ces nouveaux outils et de ces nouvelles pratiques lorsque nous pourrons à nouveau nous serrer la main et nous parler en face à face à visage découvert.

 

Associations, ESS : faites vous appuyer gratuitement pour surmonter et rebondir à la crise de la Covid-19

Il est bien difficile de trouver des données pour évaluer l’impact de la crise de la Covid-19 sur les acteurs de l’Economie sociale et solidaire plus particulièrement sur le secteur associatif. L’appel aux dons exceptionnel du Mouvement Emmaüs et les témoignages d’initiatives de bénévoles et de salariés montrent à la fois l’ampleur des conséquences organisationnelles et économiques et la capacité du secteur à s’adapter et se réinventer. Se pose alors la question de la manière d’accompagner au mieux ces acteurs aussi indispensables que fragiles à surmonter ces nouveaux défis.

Plusieurs enquêtes sont en cours (Mouvement associatif, Labo ESS) et devraient apporter de précieuses réponses sur l’impact de la crise et la réaction du secteur. La connaissance de ce secteur laisse cependant à penser que l’impact diffère profondément selon les domaines et les structures. Les structures jeunesse ou culturelles ont vu leur activité s’arrêter d’un coup. Les associations agricoles et de solidarité ont vu les besoins exploser et ont construit des réponses dans l’urgence. Nombre d’associations, organisant des manifestations pour financer leurs projets, doivent aujourd’hui fonctionner sans ces recettes… Toutes ces situations mettent en avant la nécessité, pour les acteurs de l’ESS, de repenser leur activité, leur fonctionnement, leur communication, voire leur modèle économique.

Pour mener à bien cette réflexion les structures de l’ESS ont tout à gagner à se faire accompagner par une structure extérieure aguerrie à ce type de démarche, elles n’en ont pas toujours les moyens. Pour celles qui sont employeuses, il existe un dispositif qui prend en charge la totalité du coût des accompagnements qu’ils soient individuels ou collectifs. Ce dispositif est le DLA, dispositif local d’accompagnement. Il est piloté dans chaque département par un acteur de l’ESS. En Normandie, c’est par exemple la CRESS, la Ligue de l’enseignement, Haute-Normandie active… Si vous souhaitez en savoir plus, il existe un site dédié https://www.info-dla.fr/ qui permet facilement de s’informer sur le dispositif et de trouver les référents de chaque département. Alors n’hésitez plus et demander à être appuyé pour réfléchir et préparer la reprise de votre activité.

Grâce au DLA, j’ai accompagné un café associatif, un magasin de producteurs, des associations de l’environnement, de la solidarité, de la jeunesse, du recyclage ou de l’insertion par l’activité ainsi que des membres des réseaux CPIE, Ardear, Afdi, Emmaüs… Les accompagnements sont toujours différents mais sont à chaque fois mobilisateurs et éclairants. En permettant à chacun de s’exprimer, en apportant un regard extérieur, des méthodes et des outils, le DLA permet aux associations de prendre du temps et du recul pour questionner leur objet et leur projet, repenser leur fonctionnement, leur organisation et établir les bases d’une nouvelle assise économique.

Illustration : https://gratisography.com

Égalité des salariés dans l’ESS : deux guides pour faire le point dans votre association, votre SCIC, votre SCOP..

L’Union des employeur de l’Économie sociale et solidaire (UDES) publie deux guides à destination des employeurs de l’ESS afin de leur permettre de faire le point en termes d’égalité professionnelle.

L’économie sociale et solidaire au-devant de la diversité

Ce guide a été conçu pour lutter contre les discriminations et promouvoir la diversité dans l’ESS. Il permet aux employeurs de dresser un premier état des lieux de leur pratique, de préciser les registres d’engagement et d’actions associés, d’ identifier ou préciser ses intérêts à agir et d’améliorer le dialogue social dans leurs champs respectifs.

Il se compose d’une plaquette de présentation et des 4 fiches pratiques suivantes :

  • Fiche 1 – Autodiagnostic RH
  • Fiche 2 – S’engager, dialoguer et agir
  • Fiche 3 – Recruter dans la diversité et la non-discrimination
  • Fiche 4 – Promouvoir l’évolution professionnelle

Découvrir le guide

Egalité professionnelle entre les femmes et les hommes dans l’ESS – Passer de la conviction à l’action

Ce guide pratique permet aux employeurs de l’ESS de :

  1. faire le point sur les enjeux de l’égalité professionnelle : tant au niveau des bénéfices que des risques aux plans social et humain, économique ou juridique,

  2. diagnostiquer la situation de leur structure pour faire évoluer les représentations en objectivant leurs points forts et leurs priorités de progrès,

  3. découvrir des outils et méthodes simples, et des bonnes pratiques mises en place ailleurs,

  4. d’agir effectivement pour atteindre l’égalité professionnelle.

Il propose, une plaquette de cadrage, un quizz « Égalité professionnelle : où en êtes-vous ? », afin d’aider l’employeur à faire un diagnostic sur ses « pratiques » en la matière, ainsi que 12 fiches sur les principaux thèmes autour de l’égalité professionnelle.

Découvrir le guide

Associations, SCOP, SCIC : vous avez l’obligation de protéger les données personnelles que vous détenez

Depuis mai 2018, les associations ont pour obligation comme toutes les entreprises d’appliquer le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD). Vous en avez surement entendu parler dernièrement. C’est pour le non-respect de ce règlement que la CNIL (Commission Nationale Information et Liberté) vient de condamner le géant Google à une amende de 50 millions d’euros.

Le RGPD part du constat que tout le monde stocke et utilise des données. Il entend protéger les particuliers en leur permettant de reprendre le contrôle sur leurs données personnelles (droit d’accès, droit à l’oubli…) et en obligeant les entreprises à sécuriser leurs bases de données. En tant qu’entrepreneuse salariée, j’étais concernée. J’ai suivi l’atelier proposé par ma coopérative et suis maintenant en règle. Puisque je ne travaille pas directement avec des particuliers et que le règlement ne concerne que les données personnelles, remplir mon registre RGPD a été assez rapide. Mais pour des associations qui disposent de bases de données de salariés, de bénévoles, d’adhérents, de donateurs, de bénéficiaires…, la tâche risque d’être un peu plus ardue ; surtout s’ils travaillent avec des personnes considérées comme vulnérables (enfants, patients, personnes âgées, employés).

Au-delà de la nécessaire mise en conformité, l’application du règlement nous impose surtout de nous intéresser aux données. En effet, la gestion, le stockage et l’utilisation des données, de nos données nous concerne tous et pose nombre de questions :

A-t-on réellement besoin de ces données ? qu’en faisons-nous ? qui y a accès ? comment les protège-t-on ? les mettons-nous à jour ? avons-nous informé les personnes concernées ? nous ont-elles donné leur accord ? …

Et à titre personnelle : à qui je transmets mes données ? quel traitement en est fait ? à quelle fin ? si je ne suis pas d’accord avec cette utilisation, quelles solutions ai-je ? qu’est-ce qu’un bon mot de passe ? …

C’est à travers ce questionnement et la prise de conscience individuelle et collective qu’elle devrait engendrer sur l’importance de s’emparer de ce sujet, que la mise en place du règlement prend tout son sens.

Pour l’anecdote, en sortant de l’atelier, j’ai changé mes mots de passe, chiffré les données de mon ordinateur, et de mon téléphone mobile, ajouté un mot de passe pour les déverrouiller et décidé d’héberger mes documents sur un serveur de stockage (cloud) respectueux de mes données.

Si vous voulez en savoir plus et que vous êtes situé en Normandie, n’hésitez pas à contacter Anthony Bourguignon de 6clones (mél : contact@6clones.fr). Il animait l’atelier auquel j’ai participé. C’est un informaticien à la fibre coopérative (il est membre de ma CAE) qui vous rendra accessible la nébuleuse informatique et vous aidera à vous mettre en règle rapidement.

 

Quand les femmes dirigent le monde… associatif (enquête de la fonda sur les directeurs d’associations)

La Fonda a mené une enquête auprès de 1500 délégués généraux, directeurs, coordinateurs, secrétaires d’associations. Il en ressort un portrait plus ou moins significatif de l’emploi dans l’ESS. Ces postes étant principalement occupés par des femmes, les tendances qui ressortent de l’étude seront présentées ici au féminin.

Les associations sont principalement dirigées par des femmes dans la quarantaine hautement qualifiées. Elles manquent de moyens pour mener un travail de qualité, et souffrent de l’augmentation de la charge de travail comme des responsabilités. Cependant elles sont très fières de leur association et globalement heureuses dans leur travail. A noter qu’elles ne s’y projettent pour autant pas à moyen ou long terme et qu’elles gagnent plutôt bien leur vie (avec des disparités très importantes de – de 25000 euros bruts par an à + de 70 000 euros et en moyenne 46 000 euros). Ces femmes remplissent des missions très diverses qui vont de la gestion des relations avec les instances de gouvernance à l’encadrement d’une équipe, la conception des projets ou des opérations conformes à la stratégie de l’association, définition ou ou la proposition de la stratégie de l’association, la mobilisation et la gestion de budget de l’association, le pilotage de la gestion des ressources humaines ou la pilotage de la gestion administrative.

Autonomie, sens des responsabilités, sens de l’écoute, esprit de synthèse et éthique sont leurs principales qualités. La prise de parole en publique arrive juste après, avec la diplomatie et la force de conviction.

Pour connaître les autres chiffres qui ressortent de l’étude suivez le lien vers le site de la fonda

http://fonda.asso.fr/Qui-sont-les-delegues-generaux-d.html

A lire livre blanc « Innovation associative, innovations sociales et technologiques au service des hommes et des territoires »

Le Rameau et GPMA ont mené une étude sur les innovations associatives. Elles en ont tiré un livre blanc qui a pour objectif de valoriser et de partager la création d’outils technologiques et sociaux à partir d’expériences menées dans le tissu associatif, ici dans les domaines de la santé, du handicap ou de l’exclusion sociale. Ce recueil est un bon outil dont chaque association peut s’inspirer pour valoriser ses projets qu’ils soient réalisés et au stade de l’idée et mettre en avant en quoi elles sont « innovantes » puisque cela fait partie des attentes du moment.
Ainsi pour les auteurs, l’innovation associative est au cœur de la transformation actuelle de la Société. Traversés par de nombreux défis à relever, la société a plus que jamais besoin de la force de l’engagement pour inventer des solutions à la hauteur des enjeux de ce début du XXIème siècle. Ce livre blanc, fruit d’une démarche de co-construction de 18 mois, est un témoignage pour valoriser l’action patiente, efficace et transformatrice des structures d’intérêt général. En se mettant à leur écoute, il rend hommage à celles et ceux qui contribuent à inventer des solutions au service du bien commun. Les associations vivent concrètement l’innovation sur les territoires. Outre une capacité à mieux qualifier les spécificités associatives, les auteurs retiennent trois enseignements clés :
  • Les associations n’opposent pas innovation sociale et innovation technologique ; au contraire, elles les articulent dans un savant dosage pour répondre au plus près des besoins.
  • Plus que des moyens (… même si elles en ont naturellement besoin !), elles attendent une juste reconnaissance de leur engagement au service du bien commun. Leur action repose sur la force de l’engagement dont la satisfaction n’est pas seulement de pouvoir se sentir utile, mais aussi qu’il soit force d’entrainement pour que d’autres puissent se mobiliser à leur tour.
  • Les associations sont ouvertes à la co-construction, et l’accompagnement dont elles ont envie ne doit pas se contenter de réponses techniques. Elles souhaitent aussi bénéficier de véritables partenaires pour cheminer à leurs côtés dans une démarche apprenante, mutuellement enrichissante. A leur image, elles ne souhaitent pas que l’on fasse « pour elles », mais « avec elles »

A lire : le livre blanc « Innovation associative, innovations sociales et technologiques au service des hommes et des territoires »