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Égalité des salariés dans l’ESS : deux guides pour faire le point dans votre association, votre SCIC, votre SCOP..

L’Union des employeur de l’Économie sociale et solidaire (UDES) publie deux guides à destination des employeurs de l’ESS afin de leur permettre de faire le point en termes d’égalité professionnelle.

L’économie sociale et solidaire au-devant de la diversité

Ce guide a été conçu pour lutter contre les discriminations et promouvoir la diversité dans l’ESS. Il permet aux employeurs de dresser un premier état des lieux de leur pratique, de préciser les registres d’engagement et d’actions associés, d’ identifier ou préciser ses intérêts à agir et d’améliorer le dialogue social dans leurs champs respectifs.

Il se compose d’une plaquette de présentation et des 4 fiches pratiques suivantes :

  • Fiche 1 – Autodiagnostic RH
  • Fiche 2 – S’engager, dialoguer et agir
  • Fiche 3 – Recruter dans la diversité et la non-discrimination
  • Fiche 4 – Promouvoir l’évolution professionnelle

Découvrir le guide

Egalité professionnelle entre les femmes et les hommes dans l’ESS – Passer de la conviction à l’action

Ce guide pratique permet aux employeurs de l’ESS de :

  1. faire le point sur les enjeux de l’égalité professionnelle : tant au niveau des bénéfices que des risques aux plans social et humain, économique ou juridique,

  2. diagnostiquer la situation de leur structure pour faire évoluer les représentations en objectivant leurs points forts et leurs priorités de progrès,

  3. découvrir des outils et méthodes simples, et des bonnes pratiques mises en place ailleurs,

  4. d’agir effectivement pour atteindre l’égalité professionnelle.

Il propose, une plaquette de cadrage, un quizz « Égalité professionnelle : où en êtes-vous ? », afin d’aider l’employeur à faire un diagnostic sur ses « pratiques » en la matière, ainsi que 12 fiches sur les principaux thèmes autour de l’égalité professionnelle.

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Formation à Caen : Comment prévenir les risques psycho-sociaux des salariés associatifs ? le 20 juin 2019 ou le 24 septembre 2019 à Caen

Si l’on entend de plus en plus parler des risques psychosociaux du fait du nombre de personnes touchées en France, ils sont trop peu souvent abordés, traités et anticipés dans le milieu associatif. Pourtant les situations sont bien réelles.

Pour répondre à cette situation, Anne Harivel et Christelle Bivic ont conçu une formation destinée aux responsables, dirigeants et salariés associatifs souhaitant s’emparer du sujet. Fruit des échanges entre ces deux directrices l’une spécialisée dans le secteur associatif, l’autre dans les ressources humaines et la prévention des risques, la formation dure 1 jour et allie des temps théoriques, des exemples de situations associatives et des mises en situation. La formation se veut pragmatique et pratique.

Les objectifs de la formation

La formation vise à sensibiliser les stagiaires issus des milieux associatifs aux risques psychosociaux au sein de leur structure et à les accompagner à mettre en place une démarche de prévention efficace, à savoir :

  1. Comprendre ce que sont les risques psycho-sociaux ?
  2. Respecter la règlementation en termes de prévention
  3. Identifier les risques pour les salariés
  4. Mettre en place ses propres outils pour prévenir les risques psycho-sociaux
  5. Adopter la bonne attitude pour déceler la souffrance d’un collaborateur dans le cadre de sa mission.

Le Programme

Les risques psycho-sociaux, où se cachent-t-il dans mon association ?

  1. Comprendre les risques psycho-sociaux (Définition des RPS, Que dit la loi ? Les familles de RPS)
  2. Identifier les risques pour les salariés dans mon association (facteurs de risques dans les associations, conséquences sur les salariés et le fonctionnement associatif)

Quelles sont les obligations de l’employeur et comment les mettre en œuvre ?

  1. Rappel des obligations de l’employeur en matière de prévention : obligation de résultat et non de moyen.
  2. Les outils de prévention adaptées à ma structure : méthodologie et étude de cas. (RPS et Document Unique)

En pratique

  1. La formation a lieu le 20 juin 2019 et le 24 septembre 2019 (de 9h à 17h) à Caen (14 000).
  2. Frais d’inscription : 180 euros (possibilité de prise en charge par votre OPCO)
  3. Clôture des inscriptions le 20 mai 2019

Inscription

Par mail à anne@harivel.com ou avec le formulaire ci-dessous :






Associations, SCOP, SCIC : vous avez l’obligation de protéger les données personnelles que vous détenez

Depuis mai 2018, les associations ont pour obligation comme toutes les entreprises d’appliquer le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD). Vous en avez surement entendu parler dernièrement. C’est pour le non-respect de ce règlement que la CNIL (Commission Nationale Information et Liberté) vient de condamner le géant Google à une amende de 50 millions d’euros.

Le RGPD part du constat que tout le monde stocke et utilise des données. Il entend protéger les particuliers en leur permettant de reprendre le contrôle sur leurs données personnelles (droit d’accès, droit à l’oubli…) et en obligeant les entreprises à sécuriser leurs bases de données. En tant qu’entrepreneuse salariée, j’étais concernée. J’ai suivi l’atelier proposé par ma coopérative et suis maintenant en règle. Puisque je ne travaille pas directement avec des particuliers et que le règlement ne concerne que les données personnelles, remplir mon registre RGPD a été assez rapide. Mais pour des associations qui disposent de bases de données de salariés, de bénévoles, d’adhérents, de donateurs, de bénéficiaires…, la tâche risque d’être un peu plus ardue ; surtout s’ils travaillent avec des personnes considérées comme vulnérables (enfants, patients, personnes âgées, employés).

Au-delà de la nécessaire mise en conformité, l’application du règlement nous impose surtout de nous intéresser aux données. En effet, la gestion, le stockage et l’utilisation des données, de nos données nous concerne tous et pose nombre de questions :

A-t-on réellement besoin de ces données ? qu’en faisons-nous ? qui y a accès ? comment les protège-t-on ? les mettons-nous à jour ? avons-nous informé les personnes concernées ? nous ont-elles donné leur accord ? …

Et à titre personnelle : à qui je transmets mes données ? quel traitement en est fait ? à quelle fin ? si je ne suis pas d’accord avec cette utilisation, quelles solutions ai-je ? qu’est-ce qu’un bon mot de passe ? …

C’est à travers ce questionnement et la prise de conscience individuelle et collective qu’elle devrait engendrer sur l’importance de s’emparer de ce sujet, que la mise en place du règlement prend tout son sens.

Pour l’anecdote, en sortant de l’atelier, j’ai changé mes mots de passe, chiffré les données de mon ordinateur, et de mon téléphone mobile, ajouté un mot de passe pour les déverrouiller et décidé d’héberger mes documents sur un serveur de stockage (cloud) respectueux de mes données.

Si vous voulez en savoir plus et que vous êtes situé en Normandie, n’hésitez pas à contacter Anthony Bourguignon de 6clones (mél : contact@6clones.fr). Il animait l’atelier auquel j’ai participé. C’est un informaticien à la fibre coopérative (il est membre de ma CAE) qui vous rendra accessible la nébuleuse informatique et vous aidera à vous mettre en règle rapidement.

 

Quand les femmes dirigent le monde… associatif (enquête de la fonda sur les directeurs d’associations)

La Fonda a mené une enquête auprès de 1500 délégués généraux, directeurs, coordinateurs, secrétaires d’associations. Il en ressort un portrait plus ou moins significatif de l’emploi dans l’ESS. Ces postes étant principalement occupés par des femmes, les tendances qui ressortent de l’étude seront présentées ici au féminin.

Les associations sont principalement dirigées par des femmes dans la quarantaine hautement qualifiées. Elles manquent de moyens pour mener un travail de qualité, et souffrent de l’augmentation de la charge de travail comme des responsabilités. Cependant elles sont très fières de leur association et globalement heureuses dans leur travail. A noter qu’elles ne s’y projettent pour autant pas à moyen ou long terme et qu’elles gagnent plutôt bien leur vie (avec des disparités très importantes de – de 25000 euros bruts par an à + de 70 000 euros et en moyenne 46 000 euros). Ces femmes remplissent des missions très diverses qui vont de la gestion des relations avec les instances de gouvernance à l’encadrement d’une équipe, la conception des projets ou des opérations conformes à la stratégie de l’association, définition ou ou la proposition de la stratégie de l’association, la mobilisation et la gestion de budget de l’association, le pilotage de la gestion des ressources humaines ou la pilotage de la gestion administrative.

Autonomie, sens des responsabilités, sens de l’écoute, esprit de synthèse et éthique sont leurs principales qualités. La prise de parole en publique arrive juste après, avec la diplomatie et la force de conviction.

Pour connaître les autres chiffres qui ressortent de l’étude suivez le lien vers le site de la fonda

http://fonda.asso.fr/Qui-sont-les-delegues-generaux-d.html

A lire livre blanc « Innovation associative, innovations sociales et technologiques au service des hommes et des territoires »

Le Rameau et GPMA ont mené une étude sur les innovations associatives. Elles en ont tiré un livre blanc qui a pour objectif de valoriser et de partager la création d’outils technologiques et sociaux à partir d’expériences menées dans le tissu associatif, ici dans les domaines de la santé, du handicap ou de l’exclusion sociale. Ce recueil est un bon outil dont chaque association peut s’inspirer pour valoriser ses projets qu’ils soient réalisés et au stade de l’idée et mettre en avant en quoi elles sont « innovantes » puisque cela fait partie des attentes du moment.
Ainsi pour les auteurs, l’innovation associative est au cœur de la transformation actuelle de la Société. Traversés par de nombreux défis à relever, la société a plus que jamais besoin de la force de l’engagement pour inventer des solutions à la hauteur des enjeux de ce début du XXIème siècle. Ce livre blanc, fruit d’une démarche de co-construction de 18 mois, est un témoignage pour valoriser l’action patiente, efficace et transformatrice des structures d’intérêt général. En se mettant à leur écoute, il rend hommage à celles et ceux qui contribuent à inventer des solutions au service du bien commun. Les associations vivent concrètement l’innovation sur les territoires. Outre une capacité à mieux qualifier les spécificités associatives, les auteurs retiennent trois enseignements clés :
  • Les associations n’opposent pas innovation sociale et innovation technologique ; au contraire, elles les articulent dans un savant dosage pour répondre au plus près des besoins.
  • Plus que des moyens (… même si elles en ont naturellement besoin !), elles attendent une juste reconnaissance de leur engagement au service du bien commun. Leur action repose sur la force de l’engagement dont la satisfaction n’est pas seulement de pouvoir se sentir utile, mais aussi qu’il soit force d’entrainement pour que d’autres puissent se mobiliser à leur tour.
  • Les associations sont ouvertes à la co-construction, et l’accompagnement dont elles ont envie ne doit pas se contenter de réponses techniques. Elles souhaitent aussi bénéficier de véritables partenaires pour cheminer à leurs côtés dans une démarche apprenante, mutuellement enrichissante. A leur image, elles ne souhaitent pas que l’on fasse « pour elles », mais « avec elles »

A lire : le livre blanc « Innovation associative, innovations sociales et technologiques au service des hommes et des territoires »

Pas si facile pour les cadres de passer du secteur marchand à celui de l’ESS: l’étude de l’APEC

L’Apec et le CNAM ont mené une étude intitulée « TRAVAILLER DANS L’ESS EN VENANT D’AUTRES SECTEURS D’ACTIVITÉ: ENTRE DÉCONVENUES ET ESPOIR » auprès d’anciens cadres du secteur capitalistique reconvertis dans l’ESS sur des postes de directeurs, DRH ou de chargés de mission.
L’étude des parcours professionnels montre les difficultés pour ces cadres à trouver un emploi offrant des activités et des conditions de travail équivalentes à celles connues auparavant. Par exemple, les responsabilités qui leurs sont confiées sont parfois en dessous de celles auxquelles les personnes pourraient prétendre.
L’étude montre que leur nouvel environnement leur donne le sentiment de donner un sens à leur travail en servant une mission d’intérêt général et en contribuant ainsi au changement. Ils apprécient également la plus grande latitude dans la gestion de leurs activités et de leur emploi du temps (possibilité de prendre des initiatives, de gérer leur temps, polyvalence des tâches ou encore apprentissage en continu). Elle met également en avant les sources d’insatisfaction (salaire bas, poste mal défini, précarité, mauvaises conditions de travail, rares perspectives d’évolution, travail monotone et répétitif, stress, charge de travail importante). Ces nouveaux salariés doivent aussi faire avec les contraintes qui pèsent sur l’ESS : lourdeur de la gestion, de l’administration, les problèmes financiers… Pour autant aucune des personnes interviewée ne regrette son choix et ne souhaite retourner dans le secteur marchand.
L’étude conclue en indiquant que, ces constats devraient mobiliser l’ESS sur une réflexion relative aux conditions d’intégration de ces cadres venant du privé et plus généralement sur les modalités de l’accompagnement au changement des structures associatives.
Retrouvez en suivant le lien :

-L’étude complète

Formation en ligne : « pour aller plus loin avec mon association »

Animafac et l’Avise ont lancé mi-septembe une formation en ligne pour faciliter la pérennisation de projets associatifs et la maximisation de leur impact sur la société. Il aborde le diagnostic associatif, le modèle économique, l’administration, et les ressources humaines.

Ce cours en ligne est gratuit et accessible à tous et à toutes (sans pré-requis) alors n’hésitez à vous y inscrire :

http://moocasso-animafacavise.strikingly.com/

A lire : étude sur les tendances 2017 du secteur associatif

Moral en légère hausse, 73 000 créations, 10% de l’emploi privé (+0,7 % par rapport à 2015)… mais persistance des difficultés financières, inquiétude vis à vis du bénévolat, nouvelles difficultés liées à l’évolution du contexte territorial…

sont les dernières tendances dans le secteur associatif. Voilà ce que nous apprend Recherches et solidarités dans sa dernière étude. Si vous souhaitez en savoir plus, lisez :

 

Financement solidaire : qui sont les acteurs ? quelles réponses apportent-ils aux acteurs de l’ESS?

Depuis sa création en 1995, l’association Finansol a pour objet de promouvoir la solidarité dans l’épargne et la finance.

Dans sa dernière étude sur « Les acteurs du financement solidaire et leur réponse aux besoins de financement des associations et entreprises à forte utilité sociale », Finansol présente et dresse une typologie des différents types d’acteurs du financement solidaire en France. Elle illustre par des exemples comment les dispositifs mis en place répondent aux besoins des entreprises et associations.

L’étude et sa synthèse sont en libre accès sur le site de l’association.

Dans la tête de Christophe Itier, Haut-commissaire à l’Economie Sociale et Solidaire et à l’Innovation Sociale

Christophe Itier vient d’être nommé Haut-commissaire à l’Economie Sociale et Solidaire et à l’innovation sociale. Rattaché au Ministre d’Etat, Ministre de la Transition écologique et solidaire, le Haut-commissaire aura une compétence interministérielle et aura pour mission, en relation avec la déléguée à l’économie sociale et solidaire, Odile Kirchner, de favoriser la mobilisation des administrations publiques. D’ici la fin de l’année, le Haut-commissaire est chargé d’élaborer, dans la concertation avec les acteurs, une feuille de route de l’ESS et un nouveau schéma d’organisation national et territorial afin de renforcer la capacité d’action et la fonction de coordination de l’administration en charge de l’ESS.

Christophe Itier a été Président du Mouvement des entrepreneurs sociaux et dirigeait depuis 7 ans l’association « La Sauvegarde du Nord ». Cette association, créée en 1957, agit dans le secteur social et médico-social. Elle compte 1500 salariés, 200 bénévoles, accueille chaque année 37 000 bénéficiaires  sur l’ensemble de la région Nord-Pas de Calais et a un budget annuel de 75 millions d’euros. Christophe Itier a coordonné les travaux d’élaboration du volet ESS du programme présidentiel et en a été le porte-parole durant la campagne.

En novembre 2014 il publiait une tribune intitulée « L’entrepreneuriat social, ou la révolution silencieuse des associations« . Sa lecture présente quelques éléments sur sa vision de l’Économie sociale et solidaire et par déduction certainement les orientations à venir pour le secteur. A lire donc…

[Tribune] L’entrepreneuriat social, ou la révolution silencieuse des associations